
INTERVENTION
Lift sinusien
Le lift sinusien à Istanbul vise à augmenter la hauteur osseuse sous le sinus maxillaire avant ou pendant la pose d’un implant. L’approche interne ou latérale, le matériau et le calendrier dépendent du scanner 3D et de l’état du sinus.
Durée
Intervention souvent de 45 à 120 minutes ; cicatrisation généralement de plusieurs mois
Récupération
Gonflement, douleur, ecchymoses ou saignement nasal léger possibles pendant plusieurs jours
Résultats
Reconstruction osseuse suivie d’une cicatrisation de plusieurs mois avant la restauration définitive
Lift sinusien : indications, techniques, cicatrisation et risques
Le lift sinusien, aussi appelé élévation du plancher du sinus ou augmentation sinusale, est une intervention destinée à augmenter la hauteur osseuse dans la partie postérieure de la mâchoire supérieure avant ou pendant la pose d’un implant dentaire.
Après la perte des prémolaires ou molaires supérieures, l’os peut progressivement se résorber tandis que le sinus maxillaire occupe davantage d’espace. Lorsque la hauteur osseuse restante ne permet pas de placer un implant dans une position adaptée, une augmentation sinusale peut être discutée.
Avant un lift sinusien à Istanbul, un scanner cone beam permet de mesurer l’os disponible, d’étudier la membrane sinusienne, les cloisons internes du sinus et la présence éventuelle d’une inflammation. Une sinusite active, un polype, une obstruction importante ou une autre pathologie ORL doit être évalué et traité avant la chirurgie.
Deux principales approches existent. L’approche transcrestale, dite interne, passe par le site de l’implant et convient surtout lorsque l’augmentation nécessaire est limitée. L’approche latérale crée une fenêtre dans l’os de la mâchoire et permet généralement une augmentation plus importante. Le choix dépend de la hauteur osseuse résiduelle, de la largeur du défaut et du nombre d’implants prévus.
Un biomatériau peut être placé sous la membrane sinusienne. Il peut être synthétique, d’origine animale, humaine, provenir du patient ou associer plusieurs matériaux. Dans certaines augmentations limitées, le caillot sanguin et l’espace créé peuvent aussi participer à la formation osseuse. L’origine, la marque et la traçabilité du matériau et de la membrane doivent être communiquées au patient.
L’implant peut parfois être posé au même moment si l’os résiduel permet d’obtenir une stabilité primaire suffisante. Lorsque cette stabilité n’est pas prévisible ou que la reconstruction est importante, la greffe est réalisée en premier et l’implant est posé après plusieurs mois de cicatrisation.
La perforation de la membrane sinusienne est la complication peropératoire la plus fréquente. D’autres risques comprennent douleur, gonflement, saignement nasal temporaire, infection, sinusite, déplacement du greffon, communication avec le sinus, perte partielle de la greffe ou volume osseux final insuffisant. Le tabagisme, le diabète non contrôlé, une maladie parodontale active et une mauvaise hygiène peuvent compromettre la cicatrisation.

À qui s'adresse ce traitement ?
- Hauteur osseuse insuffisante sous le sinus maxillaire
Projet d’implant au niveau d’une prémolaire ou molaire supérieure
Résorption osseuse après une perte dentaire ancienne
Sinus volumineux réduisant l’espace disponible pour l’implant
Patient dont l’état sinusien permet une augmentation osseuse
Plan nécessitant une approche interne limitée ou une approche latérale plus importante
Les avantages
Augmentation du volume osseux sous le sinus maxillaire
Peut préparer un support osseux pour un implant postérieur supérieur
Peut rendre possible un implant dans la région prémolaire ou molaire supérieure
Planification par scanner cone beam avant l’intervention
Technique choisie selon la hauteur osseuse et l’anatomie du sinus
Matériau et technique adaptés au volume à reconstruire
Implant simultané possible uniquement lorsque la stabilité primaire est suffisante
Traçabilité du biomatériau et de la membrane utilisés
Contre-indications
• Sinusite active, polype, obstruction ou autre pathologie sinusienne à évaluer avant la chirurgie
• Infection dentaire ou maladie parodontale active à traiter préalablement
• Diabète non contrôlé, maladie générale non stabilisée ou trouble de la coagulation nécessitant une évaluation individuelle
• Tabagisme augmentant le risque de retard de cicatrisation, d’infection et d’échec
• Certains médicaments antirésorptifs ou antécédents de radiothérapie nécessitant une analyse spécifique
• Risques possibles : perforation de la membrane sinusienne, douleur, gonflement, saignement nasal, infection, sinusite, communication oro-sinusienne, déplacement ou perte du greffon
• L’implant simultané n’est possible que si une stabilité primaire suffisante peut être obtenue
Le déroulement du traitement
Bilan dentaire, osseux et sinusien
Examen des dents et des gencives, scanner cone beam, mesure de la hauteur osseuse et analyse de la membrane, des cloisons et de l’état du sinus. Les antécédents ORL, le tabagisme et les médicaments sont évalués.
Choix de l’approche et anesthésie
L’intervention est généralement réalisée sous anesthésie locale. Une sédation peut être envisagée lorsqu’elle est indiquée après évaluation médicale et selon la complexité du geste.
Accès interne ou latéral selon l’indication
Pour une approche interne, l’accès se fait par le site préparé pour l’implant. Pour une approche latérale, une fenêtre osseuse est créée sur le côté de la mâchoire afin d’accéder à la membrane sinusienne.
Élévation de la membrane et choix du biomatériau
La membrane sinusienne est soulevée avec précaution. Un biomatériau peut être placé dans l’espace créé selon le volume à reconstruire. Son origine et ses références sont documentées.
Greffe, fermeture et cicatrisation
Le site est refermé et contrôlé pendant la cicatrisation. L’implant est posé simultanément ou lors d’une seconde étape. Des symptômes sinusaux persistants, une fièvre ou un écoulement anormal doivent être signalés rapidement.

